La police de la pensée sur les réseaux sociaux est née cette semaine et, à l’image de notre gouvernement, elle est médiocre et subventionnée. Créée par Aurore Bergé, ancienne syndicaliste étudiante, cette brigade « anti-haine » sur internet est constituée d’une douzaine d’associations dont la moitié sont de vieilles reliques mitterrandiennes. À cette occasion, la Cocarde étudiante a révélé que ces organismes parasitaires avaient déjà perçu plus de 60 millions d’euros d’argent public ces dernières années. Cependant, la gabegie associative ne s’arrête pas là.
Chaque année, dans le cadre du projet de loi de finances, l’État publie son jaune budgétaire retraçant les subventions accordées aux associations au cours de l’année précédente. Ce fichier, constitué de plus de cent mille subventions versées en 2023 pour un total de près de 12 milliards d’euros, n’est que très rarement analysé par la presse. Afin de remédier à cette omerta journalistique, nous vous proposons un aperçu des sommes démentielles versées à l’extrême gauche (mais pas uniquement) par l’intermédiaire du monde associatif.
Les demandeurs d’asile : un marché juteux à 2,8 milliards d’euros
Sans grande surprise, l’intérêt idéologique et émotionnel que l’extrême gauche a pour les immigrés s’accompagne aussi d’un intérêt financier conséquent. Ainsi, 2,8 milliards d’euros ont été versés au titre de l’accompagnement des demandeurs d’asile en 2023 (ce chiffre ne prend pas en compte les subventions versées à ces mêmes associations au titre d’autres activités, telles que les interventions en milieu scolaire, l’intégration sociale par le sport, etc). A lui seul, l’hébergement des demandeurs d’asile motive les trois quarts de cette somme (2,2 milliards d’euros). Le reste de celle-ci se partage entre les subventions pour l’action sociale auprès des demandeurs d’asile (576 millions d’euros) et les soins médicaux dispensés par des associations à ces mêmes personnes (2,9 millions d’euros).
Parmi les principaux bénéficiaires de ce pactole se trouvent Coallia (204,3 millions d’euros) l’association Aurore (105,2 millions d’euros), Emmaüs et ses antennes locales (84,5 millions d’euros), France Terre d’asile (61 millions d’euros), le Centre d’action sociale protestant (59,2 millions d’euros), Cités Caritas (57,9 millions d’euros) ou encore Equalis (49,6 millions d’euros). Cependant, derrière ces grosses machines, se cachent des centaines d’autres associations moins connues qui se partagent cette manne financière allègrement distribuée par l’État.
Prévention de la délinquance et financement des mosquées
28 millions d’euros sont investis dans des associations de prévention de la délinquance par l’action sociale, sur tout le territoire, avec les résultats que l’on connaît. Au milieu des nombreuses associations de « médiation », l’on retrouve une certaine « Association culturelle et cultuelle Dialogue ». Celle-ci, ayant reçu près de 90 000 euros de subventions, est en réalité l’association de la mosquée Al-Fath de Vandœuvre-lès-Nancy et domiciliée dans le même bâtiment. La page de donation de l’association sur HelloAsso propose même de faire un don directement à la mosquée !
L’association gérant la grande mosquée de Lyon a quant à elle perçu plus de 60 000 euros, l’association Averroès (ayant construit la salle de prière d’Auxerre) bénéficie de 43 000 euros tandis que l’IQRA, dont le but déclaré est d’enseigner le culte musulman, a reçu 76 000 euros. Encore à Lyon, l’association religieuse El Feth (L’Ouverture) liée à la mosquée de la rue Paul Massimi a été subventionnée à hauteur de 29 000 euros tandis que l'association El Oulfa, située à la même adresse que la mosquée du même nom, a touché 12 000 euros. À Rillieux-la-Pape, la mosquée a pu profiter de 17 000 euros de subvention tout comme l’association cultuelle du Neuhof (11 000 euros) et le 3C Chartreux (10 000 euros).
De nombreux autres noms d’associations, que nous n’avons pas le temps de tous vérifier, laissent penser à des liens religieux forts et tendent à indiquer que l’État finance directement des organisations religieuses pour acheter la paix sociale. De nombreuses autres associations cultuelles musulmanes sont subventionnées pour d’autres motifs que la prévention de la délinquance, comme la prévention de la radicalisation (plusieurs centaines de milliers d’euros).
L’humanitaire : 1,25 milliards d’euros engloutis par le Tiers-monde
Dans le cadre de l’humanitaire, c’est-à-dire de l’argent public distribué hors de France par naïveté et bonté d’âme, la majorité des subventions versées sont récupérées par l’Association internationale de développement (1 milliard d’euros). Les 250 millions restants se partagent ensuite entre la Croix rouge (36 millions), l’Agence d’aide à la coopération technique et au développement (27,475 millions), Action contre la faim (18,5 millions) et une myriade d’autres associations dont le Secours islamique (2,8 millions), connu pour l’organisation de ses Tables du Ramadan en France. Notons une petite subvention de 3000€ à Clowns sans frontière, preuve que les déplacements d’Emmanuel Macron ne nous coûtent pas si cher.
À l’instar de toutes les autres dépenses listées ici, aucun détail n’est fourni quant à l’utilisation de ces subventions et les actions menées.
L’accompagnement des étrangers, un gouffre difficilement quantifiable
Au minimum 167,3 millions d’euros sont versées aux associations pour accompagner étrangers, migrants et réfugiés. Néanmoins, ce chiffre n’inclut pas les nombreuses prestations d’action sociale dispensées aux immigrés, difficiles à isoler et réparties dans un nombre incalculable de micro-catégories.
Les principaux bénéficiaires sont Coallia (17,5 millions d’euros), France Terre d’asile (9,6 millions d’euros), le Forum Réfugiés (5,6 millions d’euros) ou encore Aurore (5,1 millions d ‘euros). L’association Viltaïs, présidée par un élu Les Républicains de la majorité de Laurent Wauquiez et connue pour sa tentative d’installation de migrants à Belâbre, empoche quant à elle 3 millions d’euros pour accompagner les réfugiés (et 15,5 millions d’euros au total sur l’année 2023). Ce à quoi il faut ajouter les subventions locales, notamment celles de la région Auvergne-Rhône-Alpes alors présidée par son ami.
Financement des syndicats
En effet, comme chaque année, 34,4 millions d’euros sont distribués par l’État aux organisations syndicales nationales (par l’intermédiaire du Fonds de gestion paritaire national) et locales. A cela, il est possible d’ajouter les 2 millions d’euros généreusement distribués aux syndicats étudiants : 972 715 euros pour la FAGE, 354 189 euros pour l’UNEF, 337 028 euros pour l’UEJF, 323 645 euros pour l’Union étudiante, 93 450 euros pour l’UNI ou encore 23 165 euros chacun pour la FSE et Solidaires. Enfin, les Étudiants musulmans de France (proches des Frères musulmans) ont pu toucher 8400 euros. Cette distribution d’argent public a-t-elle la moindre justification ? Qu’apportent ces organisations non représentatives à l’intérêt général ? Jamais les Français n’ont demandé à financer tout cela, à l’instar de toutes les autres dépenses listées ici.
Un écosystème parasitaire, incontrôlé et indésirable
Sur ces 12 milliards d’euros de subventions mal classées, il est évident qu’un certain nombre sont utiles et légitimes. Néanmoins, une très large partie d’entre elles – voire une majorité – ne servent qu’à financer un petit écosystème gauchiste qui pourtant, toute l’année, crache sur notre pays et ses institutions. Derrière ces noms d’associations inconnus se trouvent de nombreux militants d’extrême gauche (voire certains politiciens, pour les plus importantes), salariés par ces mêmes associations, qui ne vivent que grâce à la générosité de l’État français. Sauf que cette générosité, les Français ne l’ont jamais souhaitée : jamais les Français n’ont été consultés (ou même informés) sur l’utilisation douteuse qui est faite de leur argent. Pire encore, le contrôle de ces subventions semble inefficace sinon inexistant, à l’instar de la transparence en demi-teinte de ces données pourtant essentielles. L’État finance des associations politiques et politisées, des syndicats dont personne ne souhaite et même des organisations religieuses, tout cela sans le moindre garde-fou. En attendant, comme le dit l’expression, c’est Nicolas qui paie. Charge à vous, lecteur, de le réveiller.
Nota bene : le fichier des subventions d’État est non seulement d’une taille importante mais aussi très mal rempli et peu maniable. De plus, les antennes locales des associations sont décomptées de manière distincte de leur maison-mère nationale. Nous avons pris nos précautions mais nous nous excusons d’avance en cas d’éventuelles erreurs sous-estimant les sommes versées ou reprenant une faute de frappe du document d’origine. Nous invitons nos lecteurs à aller consulter le fichier par eux-mêmes et à garder à l’esprit que ces chiffres ne prennent pas en compte les subventions distribuées (à foison) par les collectivités locales.
Cocardier consultant le fichier des subventions étatiques, 2025.
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