L’Europe, notre maison, brûle et nous regardons ailleurs : Retour sur le NSS 2025
À chaque nouveau mandat, les administrations américaines fraîchement élues publient leur NSS (National Security Strategy), un texte stratégique qui annonce les objectifs de politique étrangère à venir pour défendre au mieux les intérêts américains. Ce document expose la vision globale du président américain en matière de sécurité nationale, de priorités de politique étrangère, ainsi que les menaces identifiées et donc, la posture militaire et diplomatique que les États-Unis doivent adopter.
Le NSS de 2025 est celui du retour de Donald Trump aux commandes du pays de l’Oncle Sam. Après quatre ans à dormir, les Etats Unis sont de retour et leur constat est cinglant et sans appel : Le vieux continent, l’Europe, se meurt.
Promoting European Greatness
Dans la section “Régions” - Europe, l'objectif de l'administration Trump est clair : “Promoting European Greatness”, promouvoir la grandeur européenne. N’est-ce pas quelque peu ironique que ce message vienne de Washington, et presque jamais des capitales européennes elles-mêmes. Comme si affirmer la grandeur du vieux continent était devenu suspect, inconvenant, presque tabou. Pourtant, cette grandeur appartient à l’histoire, elle est tangible, documentée, incontestable. Refuser de la reconnaître ne la fait pas disparaître : cela traduit plutôt une difficulté mal placée à assumer ce que nous avons été, et finalement avoir peur de ce que nous pourrions redevenir.
L’administration Trump adopte une position particulièrement lucide, et rompt avec les analyses superficielles des administrations américaines précédentes qui persistaient à croire que les problèmes européens se résumaient à un déficit d’investissement militaire ou à une croissance économique trop molle. Ici, pour la première fois depuis longtemps, l’analyse touche à quelque chose de plus fondamental. Le problème de l’Europe est bien plus profond et difficile à traiter. Il s’agit de l'effacement de notre civilisation.
The continent will be unrecognizable in 20 years or less.
Quelle tristesse, et presque quelle honte de s'apercevoir que les seuls gouvernants lucides quant à l’état déplorable et alarmant de notre continent se situent à 6 000 km de là. Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir situé le siège de la commission européenne dans une des villes les plus insalubres et remplacées d’Europe…
L’Europe est en danger, elle devient méconnaissable. Les rues de nos capitales sont sales, et dangereuses. Nous avons tous en tête les images des rues de Château Rouge, Stalingrad ou de Porte de la Chapelle, à Paris. Les tentes de migrants s’entassent, les ventes à la sauvette se multiplient, et les femmes se font agresser en plein jour.
Quand les globalistes réaliseront-ils que leurs rêves ne seront jamais une réalité ? Que le paradis libéral du multiculturalisme n’existe que dans leurs songes ? Et que la seule chose qui arrivera si nous continuons à accueillir des millions d'étrangers extra-européens tous les ans, est la guerre civile et civilisationnelle ?
En août, le chercheur du King's College of London canadien David Betz publiait une étude alarmante intitulée Civil War Comes to the West, dont la cinglante conclusion est que l’Occident est au bord d’un basculement majeur. La guerre civile, écrit-il, n’est plus une abstraction lointaine mais une possibilité proche et les pays où elle pourrait éclater en premier seraient la France et le Royaume-Uni, du fait de leur société culturellement fracturée. David Betz estime que le risque que la guerre civile éclate dans les cinq prochaines années au sein d’un des quinze pays d’Europe cités dans l’étude est de 87 à 95%. Et dans ce cas, le risque de propagation en Europe est de 60 à 72%. Samuel Huntington avait raison, le choc des civilisations existe.
Par ailleurs, les Etats Unis identifient plusieurs autres sources de problèmes en Europe, outre l’immigration extra-européenne incontrôlée et abondante qui nous remplace et nous efface, cela concerne la liberté d'expression. En effet, la censure politique devient particulièrement inquiétante.
De facto, l’Europe semble devenir une zone de non-droit sur le plan politique. La liberté d’expression recule chaque jour : de simples militants patriotes se retrouvent placés en garde à vue ou poursuivis en justice pour une banderole ou pour des propos descriptifs. À Paris, nos militants ont ainsi été contrôlés à deux reprises par la police après une action d’hommage à Lola Daviet devant le Quai d’Orsay. Cela simplement pour une banderole avec le message suivant : “Vos visas ne valent pas notre sang”.
De même, le militant patriote Jean-Eudes Gannat a été retenu quarante-huit heures en garde à vue pour avoir signalé la présence de migrants afghans dans un petit village d’Anjou. Aucun “appel à la haine”, aucune insulte : il s’est borné à informer ses auditeurs. Pourtant, il a passé plus de temps en garde à vue qu’un délinquant. En France, un violeur étranger peut être acquitté tandis que des militants patriotes doivent parfois payer des milliers d’euros d’amende pour de simples pancartes. Big Brother nous observe…Et cela, sans évoquer le projet de labellisation des médias voulu par l’Élysée, une initiative si grotesque et surréaliste qu’elle semble tout droit sortie d’un régime autoritaire.
American diplomacy should continue to stand up for genuine democracy, freedom of expression, and unapologetic celebrations of European nations’ individual character and history. La diplomatie américaine devrait continuer à défendre la démocratie authentique, la liberté d'expression et la célébration sans complexe du caractère et de l'histoire propres aux nations européennes.
Comme cela résonne avec le quotidien des européens, à peine quelques mois après “l’opération tricolore”, démarrée en Angleterre où la police venait enlever les drapeaux anglais que des citoyens voulaient simplement voir flotter dans leurs rues. Afficher son drapeau ne relève même pas de la liberté d’expression tant cette action est anodine, et devrait être normale, et pourtant dans l’Europe mondialisée de 2025, cela est impossible.
Peut-être est-il pertinent de rappeler que lorsqu’un pays n’est pas libre d’étendre son drapeau sur son propre sol, c’est lorsqu’il est occupé ?...
We want Europe to remain European. Nous voulons que l’Europe demeure européenne.
Imaginez le nombre d'heures de garde à vue qu’un militant politique prendrait pour un discours comme celui-ci. Pourtant ce souhait n'est pas que celui de nos cousins d’Amérique, il est celui de tout un peuple qui refuse de disparaître. Il est si frustrant de voir nos dirigeants refuser de défendre notre culture, nos traditions, et notre civilisation, qui font pourtant toute la gloire et la fierté du vieux continent. Ursula von Der Leyen ne prononcera jamais cette phrase.
C’est à nous, la jeunesse européenne d ‘aujourd’hui et de demain de nous battre. Refusons de disparaître.
Dans le NSS 2025, la première priorité annoncée est la suivante : “The Era of Mass Migration Is Over”, l’ère de l’immigration de masse est terminée. Posons cette même priorité, imitons les Etats-Unis et commençons la Remigration.
Le NSS n’est pas un document obscur des “sphères complotistes d’ultra droite”, il est issu d’une des administrations les plus efficaces qui existent, avec l'appui des meilleures agences de sécurité et de renseignement au monde. N’attendons pas qu’il soit trop tard, ne demeurons pas sourds, aveugles et muets alors que toutes les preuves de la mort lente de l'Occident sont sous nos yeux.
Jeunesse européenne, réveille- toi !
Laura Pratt
Sources :
US National Security Strategy, november 2025. The White House : https://www.whitehouse.gov/wp-content/uploads/2025/12/2025-National-Security-Strategy.pdf
Betz, David. 2025. « Civil War Comes to the West, Part II: Strategic Realities ». Military Strategy Magazine 10 (2). doi:10.64148/msm.v10i2.1.
Huntington, Samuel P. 2000. Le choc des civilisations. Poches Odile Jacob 19. Paris: O. Jacob.
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